Contes de la Caraïbe avec Jean l’Océan

Jean l’Océan conte et partage sa terre créole, bouillonnante, palpitante, instantanée…

Le tambour de son verbe frappe la peau tendue des rêves.

Dans l’esprit du conte total, il conte aux confluences du texte, du mouvement dansé, du chant et de la musique pour laisser dire les mots et laisser l’émotion affleurer.

« Aller à la rencontre de ma terre et de mon peuple en me prêtant vos oreilles est une découverte,  une émotion et un élargissement de l’imaginaire.
La Caraïbe, archipel d’îles et terre de métissage…
Mon art de conter s’enfonce dans la terre glaise de cette multitude.
Je la pulvérise, la retient, l’interroge, la modèle, la libère, … Osant l’inespéré »

 

ACTUELLEMENT, TROIS PROGRAMMES

1- LES TROIS PITONS

Tout public à partir de 12 ans
durée: 1h05

Des contes qu’on croirait tombés là par hasard… Ils prennent racine et s’agrippent aux parois abruptes des trois pitons du Carbet. Silences de forêt…Tracées de survie… Chant de rivières…
Ces roches, couvertes d’une impénétrable végétation, font écho à nos vies et nous renvoient à nous-même avec nos grandeurs, nos failles, nos éclats de rire, nos désirs et nos rêves…

PRESSE

 

2- L’ILET AUX SORCIERES

Jeune public à partir de 6 ans

Durée: 50′

Il n’est pas bon pour les petits enfants de sortir la nuit car «la nuit, dit-on, de drôles de créatures rodent sur l’île! ». Malheureusement, certains ti-manmailles n’ont guère le choix et d’autres ne sont guère obéissants…

Avec Ti Colo, à la peau couleur cannelle, que son méchant oncle envoit au fond du jardin, dans la nuit noire, chercher un sac de patates. L’enfant aperçoit une luciole qui grandit, grandit, grandit……Et l’enfant têtu qui, malgré les avertissements de sa maman-doudou, retourne à la tombée du jour dans la forêt pour y retrouver sa flûte oubliée!

 VIDEO – JOURNAL TV Martinique 1ère

 

 

 

PRESSE

3- LES YEUX DORÉS DE ROSE

Conte contemporain

Libre adaptation de « Toxic Island » d’Ernest Pépin

Adultes (& jeunes à partir de 15 ans bienvenus)
Durée: 1h05

 

 

On dit souvent que les soucougnans sont affaires de conteur. Mais si elles existaient vraiment, ces femmes qui à la nuit tombée ôtent leurs peaux et se transforment en boule d’énergie incandescente? Si elles étaient là pour nous tenir la main et nous guider sur le fil qui tisse nos vies?

Dans la Martinique d’aujourd’hui, Rose, fille d’un temps indéfinissable, fait la rencontre de Colo qui flambe sa vie comme une roche de crack. Artisan-taxi, il réceptionne les touristes. Ça, c’est pour la vitrine et calmer son vieux !

Pour le reste, il vit à-toute et, avec ses potes, il enchaine petites combines à droite et « foutépamal » à gauche. Tout est bon pour frimer, consommer et coquer la fourmilière des femmes.

Mais un soir, Colo rencontre en boîte de nuit une femme à la nuque gracile qui ondule dans sa robe rouge… Un vrai aimant cette nana !

 

A PROPOS DES YEUX DORES DE ROSE

a-ADAPTATION & ECRITURE

« Toxic Island », oeuvre de l’écrivain guadeloupéen Ernest Pépin, réunit, en substance, l’imaginaire à la réalité contemporaine des Antilles.

Laurence Couzinet-Letchimy, qui en signe l’adaptation, a osé rebondir sur ce puissant et onirique texte d’auteur. Stimulée par son personnage principal, à l’étrange parenté avec le propre parcours de Jean l’Océan qui l’interprète, elle a pris la liberté de personnaliser certaines situations.

Repriseuse de faits, de rêves et de portraits, sa plume, imperceptiblement tramée à l’esprit originel de l’auteur, a tissé des images qu’elle a elle-même engrangées à la Martinique et y a brodé des fêlures propres à Jean l’Océan.

Il en résulte un cousu-main, un sur-mesure que Jean l’Océan porte sur scène avec l’intensité d’une intimité dévoilée.

b- NOTES D’INTENTION – Entretien avec Laurence Couzinet-Letchimy

« Cette ré-appropriation, que j’ai souhaitée respectueuse de l’esprit qui préside dans le texte d’origine d’Ernest Pépin, tient sans doute au fait que j’ai aimé rebondir sur ce livre qui a tout d’un « coup de gueule » poétique .

Sa particularité politique ou sociale m’a certes intéressée : son personnage principal est l’un de ces nombreux jeunes que, souvent, je croise dans la rue, trainant à la dérive. Le phénomène est d’importance dans notre monde moderne, y compris aux Antilles, et il est grand temps de nous regarder en face et de prendre la question à bras-le-corps.

« On ne doit pas subir tous les effets négatifs de la modernité. On doit essayer d’être conscients. Cette histoire donne envie de l’être et envie de trouver une solution, en s’appuyant sur notre culture, notre identité, même si elle est problématique. » Ernest Pépin/ Interwiew de Catherine Le Pelletier -France Télévisions

Ernest Pépin opte pour faire passer son personnage de la dérive au salut ; l’espoir est préservé, le salut lui est proposé. Il propose de passer par la médiation de la tradition. Une femme « soukougnan » part en mission pour sauver « la tribu des égarés ».

Etant une femme blanche, de peau et de culture, il est évident que je ne crois pas aux « soukougnans » et qu’ils appartiennent, pour moi, au registre du conte ; mais que j’y crois ou non, là n’est pas la question comme me le faisait judicieusement remarquer un ami antillais : « Pour nous, la question n’est pas d’y croire ou de ne pas y croire ; c’est en nous ! ».

Et c’est là que se situe toute la portée poétique de cette œuvre: avec grâce et par petites touches, Rose, femme soukougnan, combat le poison mortel distillé dans l’air d’aujourd’hui (hyperconsommation, rupture du lien social, assistanat, meurtre, mensonge, addiction, infidélité, repli sur soi…). Libérant nos imaginaires, elle invite chacun à se réinventer.

Se joue alors la partition la plus mystérieuse, la plus intime et la plus belle : chacun, dans le public, est invité à se formuler intérieurement puis à écrire sur un bout de papier qu’il peut déposer dans la calebasse du conteur à la fin du spectacle: « Et moi, quel est mon rêve ? ».

Onirique autant qu’inscrit dans la réalité quotidienne, « Les yeux dorés de Rose » bouillonne et palpite de chair et d’âme créole. Jean l’Océan, ex artisan-taxi, s’inspire de tous les visages qu’il a pu croiser et de toutes les confidences entendues dans son habitacle pour leur prêter vie.

Son jeu restitue un en-bas peuple bouillonnant, palpitant, sexué, …, vivant ! Tour à tour conteur, comédien endossant différents personnages, manipulateur d’ombres chinoises pour évoquer les temps antan-longtemps, il sait captiver son public et le tenir en haleine de bout en bout, en dépit de l’aspect littéraire de cette œuvre.

J’ai opté pour adopter une forme volontairement légère, sans décor. Jean l’Océan use simplement de quelques accessoires suggestifs et significatifs – bâton de pluie, buste de femme en bois avec deux noix de coco pour seins, une paire de lunettes, … l’important, pour ce spectacle plutôt intimiste, étant dans l’excellence de l’interprétation de l’artiste sur scène. »

Jean l’Océan nous livre là un récit en partie auto-biographique, véritable uppercut contre sa terre créole amnésique, goinfrée de containers et abîmée dans la graisse des subventions. En vrai bad-boy, il tire dans le tas et oppose une résistance spectaculaire, tendre , poétique, ensoleillée, imaginaire…grâce aux yeux  dorés de Rose !



 

REFERENCES

Festivals (Festival Cap Excellence / Festival Interculturel du Conte de Vassivière / Festival Utopique / Festival Jeune Public « Môm’ en Théâtre »- Bambino/ Festival « Les Octovales »/ « Contes à grignoter » (Invité d’honneur) à l’Abbaye de Noirlac, Lire en Fête, Centre de rencontres Fond Saint-Jacques, programmation du CEDAC en Guadeloupe,…)

Théâtres (Mandapa – Festival contes d’hiver/ Le petit Parmentier – Neuilly sur Seine/ Salle 22 d’Auron & Nadir – Bourges/ Théâtre Aimé Césaire à Fort de France / L’épée de bois à la Cartoucherie de Paris, l’Astronef à Marseille/ Théâtre des Vents à Avignon/ Le Hublot à Bourges/ Programmation du CEDAC en Guadeloupe- Festival Cap Excellence (Collectif des Directeurs et Programmateurs des salles de spectacle de Guadeloupe) …)

Médiathèques & Bibliothèques (Médiathèque Louis Nucera à Nice, Médiathèque de Bourges et annexes des Gibjoncs et Val d’Auron, Saint Germain du Puy, La Chapelle St Ursin, St Amand Montrond, Bibliothèque centrale de prêt du Cher / Tournée dans le Cher en partenariat avec la Direction de la Lecture Publique : Sancoins, Saint Georges sur Moulon, Bibliothèques en Martinique (Trois-Ilets, Sainte-Luce, Saint-Esprit…)…

Café-Théâtre (« Les trois arts »- Paris/ « Le petit ney »- Paris dans le cadre «Aux rencontres de l’autre» présenté par Ti-Woch/ « Le kilomètre » (18) / ……)

Nombreuses écoles (en France & aux Antilles françaises)

Dans les villages (en partenariat avec de nombreuses associations, municipalités, BDP (Cher, Martinique,…), Conseil Général (Doubs, …), FOL (Paris, Cher..)

Soirées privées (« Contes au jardin », Cèdre bleu, « Chez maman », chez des particuliers, ….)

Tournée en Guadeloupe avec le CEDAC

Publics empêchés (Centre Pénitentiaire Baie Mahault,…)

Nombreux clubs 3ème âge & inter-générationnel – Mairie de Paris

 

Photos OCTOVALES 2011 by Christophe CADIOU

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