MAX ET LOUISE

MAX ET LOUISE

DANSE-THEÂTRE-MARIONNETTES

Libre adaptation du conte « La paire de chaussures » de Pierre Gripari, extrait des « Contes  de la rue de Broca »

Adaptation-Mise en scène-Chorégraphie- Interprétation de Laurence Couzinet-Letchimy

Avec la complicité de Pia San Marco, Nathalie Frenet, Thierry Sirou et Jean l’Océan

 

JEUNE PUBLIC à partir de 5 ans

Scolaires (Maternelle & Primaire)

Durée: 50 minutes – Echange possible à l’issue de la représentation (séances scolaires)

L’HISTOIRE

Max est la chaussure droite, Louise la gauche. Ils s’aiment d’un bel amour, tendrement « en-lacets ».Mais comment parviendront-ils à rester ensemble alors que leurs successifs propriétaires, qui ignorent tout de leurs tendres liens, s’acharnent à les séparer?

Une balade de mots et de danses, toute en fantaisie, humour et sensibilité….

 

 


DOSSIER PEDAGOGIQUE à télécharger:

Activités pédagogiques autour de Max et Louise

 

A PROPOS DE « MAX ET LOUISE »

NOTE D’INTENTION & MISE EN SCÈNE

A l’origine de la création

« Max et Louise » a été créé en octobre 2002 au Théâtre Municipal de Verdun puis, fort de son succès pendant des années, repris en 2016. A l’origine, il s’agissait de répondre à une commande jeune public faite à la compagnie Car’Avan: un « seul en scène » sur la thèmatique de la « chaussure».

La création se devait d’accompagner une initiative de l’Amatrami, association de « défense des migrants » qui, présentant une exposition rassemblant des chaussures du monde entier, aspirait à sensibiliser le public aux différentes cultures, au respect des différences, à la notion de « démarche collective », aux conflits (mines anti-personnelles), etc…

Entretien avec Laurence Couzinet-Letchimy

« Je me suis alors souvenue d’une lecture faite, un conte de Pierre Gripari avec des chaussures pour « héros ». Je l’ai repris en main… Oui, ce conte était délicieux et m’amusait… Oui, c’était intéressant et inattendu de travailler sur cet objet si banal, commun et ordinaire qu’est une chaussure et de lui prêter vie.

J’ai opté pour un spectacle léger comme l’enfance qui, avec « un rien », créée tout un univers.

De petite forme, volontairement simple et légère en accessoires, sans décor, la création s’est jouée dans l’adaptation et la ré-écriture du conte de Pierre Gripari: ritualisation de certains passages pour répondre au goût des enfants pour la répétition et satisfaire à la rythmique d’un spectacle, expressivité des chorégraphies, fantaisie dans la réalisation des marionnettes, qualité de l’interprétation. La mise en scène s’est articulée sur un axe central: revenir à l’essentiel, sans artifice ni esbrouffe, en utilisant les outils à ma disposition: les mots et le corps. Il s’agissait pour moi de captiver sans « raccoler » et n’avoir d’autre ambition que de partager avec le jeune public humour, beauté, émotions et intelligence du propos.

Seule en scène, j’ai donc porté en partie cette histoire à la manière d’une conteuse, n’hésitant pas par moment à faire participer les enfants et à m’appuyer sur leurs réactions. Discret échange entre eux et moi favorisant par là-même leur implication tout en m’assurant de leur bonne compréhension du récit.

J’y joue et interprète les différents personnages (la dame, la vendeuse, le docteur, des enfants,… ). Il m’ importait d’être « lisible » par le jeune public en dessinant précisemment chacun de ces différents personnages (voix, accent et gestuelle propres à chacun d’eux), croquant avec malice leurs petits travers ou leur poésie. J’ai veillé aussi à bien adapter mon niveau de langage pour être bien comprise de tous, petits et grands, usant d’un vocabulaire simple, clair et précis.

M’inspirant de l’art du marionnettiste, je manipule « Max » et « Louise », simples bottines que j’ai pris grand plaisir à customiser, l’une en dame, l’autre en monsieur. Je leur prête ma voix lorsqu’à la nuit tombée, dans le placard, elles se parlent, échaffaudent des plans pour rester ensemble, se réconfortent et expriment leurs tendres sentiments.

Inversement, ces mêmes marionnettes se jouent de « la dame’ lorque celle-ci les enfile aux pieds car ce sont elles, alors, qui mènent la danse et embarquent la pauvre malheureuse dans de spectaculaires chutes… pour le plus grand bonheur des enfants qui rient à gorge déployée de voir la dame « se casser la margoulette », malmenée par ces deux amoureux qui ont simplement décidé de se faire un petit bisou à chaque fois qu’elle ferait un pas.

Danseuse, j’abandonne parfois les mots pour « raconter autrement ». Ainsi, même parmi les plus jeunes spectateurs, j’ai pu constater que nul ne se lasse ni ne décroche son attention tout au long du spectacle. Porté par la musique, étonné par les chorégraphies (« la danse des mains des deux chaussures qui se consolent », « la boîteuse qui use plus vite une chaussure que l’autre », « la petite fille dans la décharge qui comprend tout », « la dame qui se fait des croche-pieds toute seule »), le jeune public perçoit, d’instinct, toute la puissance d’expression, la suggestivité et l’éloquence du corps en mouvement qui dit sans dire et s’adresse directement à l’âme du spectateur.

Si j’adore entendre sur le plateau éclater de rire les enfants, j’aime aussi respirer leurs souffles suspendus, entendre leurs silences, goûter au clapôtis de leurs petites mains qui applaudissent spontanément, saisir leurs trop-pleins d’émotion qui s’échappent en de fulgurantes exclamations…. Toute cette multitude d’émotions qu’ils ressentent et qui contribuent à leur éveil.

Créant la pièce, j’avais à l’esprit un proverbe ethiopien qui dit «Aimer est l’affaire des grands marcheurs». Quoique touchant au sujet sensible des sentiments au sein d’un couple, sachant pertinemment que nombre de jeunes spectateurs sont confrontés à des situations familiales dures – ou tout du moins complexes – j’avais envie de fraîcheur et de bonheur.

Max et Louise tracent un chemin en ce sens dans l’imaginaire des enfants et offrent une vision chaleureuse de l’amour, porteuse d’espérance. A la fin du spectacle – et c’est là l’une des libertés que j’ai prise par rapport au texte d’origine de Pierre Gripari – leur histoire s’achève sur la découverte d’une myriade de petits chaussons de bébés, « les bébés de Max et Louise!!! » à qui la conteuse adresse, à chacun, un petit mot doux.

Naïfs, tendres, endurants autant qu’amoureux, touchants, canailles, résignés ou chanceux, Max et Louise laissent une trace… Juste une empreinte légère que chaque enfant, ensuite, peut investir pour avancer dans sa propre vie…

Dès sa création, presque à mon étonnement, les enfants – mais aussi nombre d’adultes – ont « marché » très fort à ce spectacle et, depuis, Max et Louise continuent d’user leurs semelles sur de nombreuses scènes »

PRESSE

« C’est l’humour de Laurence Couzinet-Letchimy qui a emballé les enfants. Les mômes éclatent de rire! » L’EST REPUBLICAIN

« Je dirai combien les enfants se sont montrés attentifs, réceptifs et réactifs, applaudissant spontanément quand le prologue prit fin et qu’allait lui succéder l’histoire, saluant de même les performances, dansées jusqu’à l’acrobatie, de la comédienne, ne se faisant pas prier pour répondre aux questions judicieusement posées afin de maintenir les sens et l’attention en éveil; répétant avec une franche spontanéité, en un choeur parfait, quelque litanie impulsée par la conteuse….La magie de ces sortes d’instants privilégiés fait que les enfants croient dur comme fer à ce qu’il leur est dit…. Des « Oh! » effrayés saluent l’annonce du médecin…. Des »Oh! » indignés ponctuent la découverte de la cupidité du médecin et de ses ordonnances démesurées…. Et comment ne pas parler des rires juvéniles, ou plutôt de ce qui les a suscités, puisqu’aussi bien contes et fables sont faits en partie pour exorciser les tabous? Rires qui cascadent sur les mots « mariés, couleur caca d’oie, se casser la margoulette,…. », sur le baiser de Max et Louise, sur certains mouvements du corps aussi…

Voilà une histoire qui, servie par une comédienne convaincue et convaincante parle, intelligemment et sans en avoir l’air, de la différence, de la vie-l’amour-lamort, de sacrifice consenti, de la fidélité due à l’être aimé… » – Janine Bailly – MADININ’ART

« Laurence Couzinet-Letchimy n’est pas restée les deux pieds dans le même sabot. Non seulement elle a réalisé l’adaptation mais en plus elle se met en scène. Elle est vive, souple, son passé de danseuse est encore bien présent et elle le montre avec bonheur, elle sait que les publics d’écoliers sont des publics intransigeants avec lequel il ne faut pas tricher. Ca passe ou ça casse. Et depuis sa création, ça a toujours passé avec talent…. A l’écoute de la salle, provoquant, anticipant les réactions de l’auditoire qu’elle aime et qu’elle respecte. Aucun doute là-dessus. Elle ne considère pas son public comme un public mineur, un public de second rang. Elle sait d’expérience qu’il s’agit là d’un public à part entière et à coup sûr exigeant. Et comme elle sait y faire, celui-çi adhère, participe à l’histoire…. L’ensemble du spectacle est une réussite confirmée. Enfants, emmenez vos parents! Ils vont apprendre.» – Roland Sabra – MADININ’ART« 

« Le bonheur en un conte… Un bien joli message: le bonheur vient pas à pas et à force de patience. » LE REPUBLICAIN

AVIS RECUEILLIS

De très nombreux avis d’enseignants, d’associations et d’enfants ont été collectés. 

« Ce fut l’enthousiasme/ Captivant, drôle, vivant/ Très poétique et esthétique/ A enchanté enfants et adultes/ Merveilleux, plein d’émotion/ Hautement recommandable/ Les enfants abordent en toute simplicité des thèmes comme l’amour, la solidarité/ Dialogue privilégié avec les enfants/ Beaucoup d’imagination et de créativité/ Fabuleux!  » – ENSEIGNANTS

DES AVIS D’ENSEIGNANTS (maternelles et primaires):

 

DES ELEVES DE CM PARLENT DE « MAX ET LOUISE »: