Pas un ange … un enfant, simplement !

PAS UN ANGE … UN ENFANT, SIMPLEMENT!

DANSE ET THÉÂTRE

Création 2007

Tout Public à partir de 8 ans
1h20 sans entracte

Car’Avan a aussi conçu à l’intention du Jeune Public une version adaptée aux enfants (à partir de 6 ans / 1h10 sans entracte)

 

Conçu et interprété par Thierry Sirou, Laurence Couzinet-Letchimy et Jean l’Océan

Bande son: Cédric Billard

Costumes: Marylène Joly Pascal

 

C’est l’histoire authentique d’un petit garçon extraordinaire, Albeiro Vargas, surnommé « Le petit ange de Colombie ».

Peut-être avez-vous eu vent de ce gamin qui, dans les ruelles de Ciudad Norte à Bucaramanga en Colombie vient, dès l’âge de 6 ans, vole au secours des petits vieux de son quartier et surtout leur témoigne, avec d’autres mômes qu’il mobilise, une infinie tendresse.

Par sa seule ferveur, sa stupéfiante énergie et son amour,  cet enfant transforme tout, fait ce que des adultes n’osent entreprendre et rend dignité et joie de vivre à tous ces « abuelitos » perdus.

PRESSE

« Pas un Ange…un enfant simplement », la nouvelle création de la Cie Car’Avan, nous donne une fois encore l’occasion de vivre une expérience artistique intense »TELERAMA

« Le décor est planté: une corde avec du linge défraîchi qui sèche. On est à Bucaramangua, en Colombie. Très vite, on se laisse hâper par la justesse du texte, la véracité des situations associées à la beauté expressive des chorégraphies remarquablement servies par Laurence Couzinet-Lechimy et Thierry Sirou, dont les danses en solo ou à deux, entraînent les spectateurs dans le rire ou le malaise comme dans le théâtre de la vie. Le mouvement n’est ni figé, ni codifié, ni standardisé mais caractérisé par une connaissance approfondie de leurs corps et une conscience des personnages qu’ils incarnent. C’est en symbiose parfaite qu’ils évoquent à la fois le monde de l’enfance et celui de la vieillesse. Le savant dosage entre musiques traditionnelles colombiennes et musiques contemporaines renforce au demeurant la complexité de la composition chorégraphique.

Jean l’Océan, le conteur-narrateur, à l’instar des griots africains, possède une élégance de style qui aborde les mots en jouant avec les ondulations de son corps. Ses déplacements sur scène, rythmés parfois par de simples bâtons de bois, nous surprennent toujours et le doux contact de ses pieds sur le sol, nous fait oublier qu’il entre et sort du plateau, au gré des séquences. N’hésitant pas à jouer avec les silences, il ouvre un horizon où le suspens prédispose à servir l’imagination. Quand au « Papi Gaston » qu’ il interprète, c’est un délicieux et jubilatoire condensé de ces « petits vieux » qui cultivent avec amour le délire d’être au monde ! » – L’EST REPUBLICAIN

« Ces trois acteurs-danseurs, dont la technicité est mise au profit de l’histoire, laissent filtrer un humour critique raffiné, une liberté de démarche et une belle complicité ne laissant la place ni aux longueurs ni aux temps morts.

Cette pièce tout à la fois sobre, engagée, audacieuse et pudique offre au spectateur une vision épurée du don de soi. Le regard sur le monde que promène l’ enfant qui les a inspirés est une invitation à une amicalité sans tapage, où le bon sens et la tendresse l’emportent. Chaque intention des artistes invite le public à faire partie, lui-aussi, de ce cercle magique. C’est avec les yeux embués de larmes de joie, le coeur élargi d’un nouveau « possible » qu’on applaudit cette délicate démonstration.  » LA VIE

Qu’est-ce qui vous a motivé pour monter cette pièce ?

Lors d’un reportage TV de Tony Comiti, nous avons été stupéfaits et émerveillés par ce gosse colombien…son regard, son sourire et son action… et, petit à petit, l’idée d’en faire le sujet de notre création s’est imposée.
Retracer, artistiquement, son histoire peut contribuer à un bel éveil : ce que ce petit-bout d’homme a rêvé, il y a cru d’une foi sans faille ; ce qui semblait « fou », « allumé », « impossible » ou « improbable », cet enfant l’a pensé, l’a exprimé, y a travaillé le plus simplement du monde, sans se ménager mais avec cœur et intelligence et…l’a concrétisé.

L’abandon des vieux en Colombie …une fatalité ?

Non et cet enfant en est le témoignage. En revanche, cela nous amène à nous interroger sur la façon dont vivent ici nos personnes âgées, quel regard nous portons sur la vieillesse et aussi quelles actions, si modestes soient-elles, nous pouvons impulser autour de nous.

En somme, vous souhaitez laisser entrevoir que nous sommes responsables ?

Oui, laisser entrevoir que nous sommes responsables de nos pensées, de nos choix et créateurs de nos vies est la trace que nous espérons laisser après notre spectacle.

Joli message mais n’est-il pas trop sérieux ou, pire, moralisateur ?

Ce sont des gosses colombiens qui s’expriment et agissent. Leur fraîcheur, leur joie de vivre, leur audace et leur fantaisie dynamisent le récit et rend le spectacle incroyablement vivant. Bien loin de vouloir « faire la morale » ou de mettre en avant les « bons sentiments », ce qui serait insupportable dans une démarche artistique, c’est un angle différent que nous soumettons dans la pièce; celui de cet enfant finalement hautement subversif et embarrassant pour nombre d’entre nous et d’institutions.

Entretien recueilli lors de la Résidence au Théâtre MAC NAB (Vierzon)

Le 1er octobre 2010, au Théâtre Chanzy à Angers dans le cadre du Festival « Les Octovales-Marche pour la Paix », Car’Avan présente « Pas un ange…un enfant, simplement! » en présence du petit ange de Colombie, Albeiro Vargas.

LIENS

Pour en savoir plus sur l’enfant qui a inspiré la pièce, se reporter au site « des voix pour Albeiro Vargas »

Pour en savoir plus sur les relations de Car’Avan avec l’association « Des voix pour Albeiro Vargas » cliquez ici

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